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Et si on arrêtait de se corriger ? Dissonance entre liberté éducative et injonctions du développement personnel…

Dernière mise à jour : 31 août 2025


rouleau de correcteur comme métaphore pour l'article qui parle d'arrêter de se corriger

✧ Constat de départ

Celles qui sont mères ou éduquent un enfant le disent souvent, et avec sincérité :

“Je veux que mon enfant soit lui-même, je veux qu’il ressente librement, qu’il ne se suradapte pas, je veux qu’il ait le droit d’être lui-même, tantôt lent, tantôt intense, tantôt flou, tantôt affirmé, et surtout unique !”

Et pourtant… dans le même souffle, nous, adultes, nous nous imposons des rituels de performance émotionnelle, des objectifs de mieux-être, des injonctions à évoluer sans cesse.

“Je dois guérir, je dois être plus alignée, je dois comprendre, me transformer, transcender, …”

Il y a là une dissonance cognitive profonde, presque invisible, mais vibrante.

Et si on la regardait en face ?


🌿 Le paradoxe : liberté pour eux, pression pour nous

Nous faisons partie d'un présent où les repères se déplacent, où les modèles se questionnent, où le vivant intérieur reprend sa voix.

On remet en cause les rôles genrés, les schémas familiaux, la parentalité classique, … On interroge le couple, la maternité, le travail, l’identité, la réussite.

Nous voulons offrir à nos enfants ce que nous n’avons pas eu :

  • le droit de ressentir sans être corrigés

  • le droit de dire non sans être punis

  • le droit d’être eux-mêmes, même dans le chaos

Mais dans le même temps, nous nous soumettons à une discipline intérieure féroce :

  • toujours mieux comprendre nos traumas

  • toujours mieux gérer nos émotions

  • toujours mieux performer notre authenticité

Ce n’est pas que le développement personnel est mauvais.

C’est que son excès devient une nouvelle forme de contrôle, une correction permanente de soi, sous couvert de conscience.


☀️ Et si le vrai soin, c’était de se laisser tranquille ?

Dans l’Alcôve, on croit à autre chose.

On croit à la sagesse du corps, à la lenteur du ressenti, à la valeur du flou.

On croit que parfois, ne pas chercher à se corriger, c’est déjà un acte de paix.

Et si on s’accordait ce qu’on veut pour nos enfants ?

  • Le droit d’être incomplète

  • Le droit de ne pas savoir

  • Le droit de ne pas évoluer tout de suite

  • Le droit de ressentir sans transformer


✨ Vers une écologie émotionnelle

Ce que nous proposons ici, ce n’est pas une méthode.

C’est une écologie du ressenti.

Un espace où l’émotion n’est pas un symptôme à traiter, mais une présence à honorer.

Et si on arrêtait de se corriger ?

Et si on devenait, lentement, sans projet ?

Et si on se reconnaissait comme vivantes, même dans nos contradictions ?


📖 Conclusion : une invitation à l’écoute lente

Cet article n’est pas une critique du développement personnel.

C’est une invitation à le réenchanter.

À le rendre plus doux, plus incarné, plus libre.

Tu veux que ton enfant soit lui-même ?

Alors commence par te laisser être, toi aussi. Sans performance. Sans injonction.

Juste avec ton rythme, ton corps, ton émotion du jour :

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En t'accordant la paix, tu ne freines pas ton chemin, tu l'ouvres avec plus de justesse et de lumière.

Gaëlle Plume

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